La paix, sa carte de visite

Lorsque l’on me demande “quand as-tu rencontré Dieu ?”, une anecdote me vient à l’esprit… Un jour, mes parents sont allés à un pèlerinage marial en Europe. Ils sont revenus avec toutes sortes de cadeaux, mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la paix qu’ils avaient. Toute notre vie familiale en a été bouleversée! J’étais encore enfant et ne comprenais pas trop ce qu’ils avaient vécu là-bas, mais je voyais que ce voyage mystérieux les avait ramenés transfigurés. C’était l’une des premières rencontres de Dieu dans ma vie.

J’ai compris à ce moment-là qu’il y avait quelqu’un qui m’écoutait et que je n’étais pas seul. Au cours de ma scolarité, j’ai découvert une passion pour tout ce qui est artistique; autant la musique que le dessin, la danse, la littérature… Mon âme s’est éprise de la beauté, et j’ai appris à développer cette sensibilité. Mais, peu à peu, l’esthétisme a amené l’exigence du détail, et je suis tombé dans un perfectionnisme sans Dieu. “Rien à peu près” disait souvent le pape Pie XI, et cela aurait pu être ma devise; sauf que loin d’être un chemin d’épanouissement, réussir par mes propres forces, analyser tout et chercher à aller plus loin devenait un réel problème. Même mes amitiés en souffraient, et la paix reçue dans la prière ne trouvait plus d’espace d’accueil dans ma vie. Alors que cette soif et ce vide intérieur s’élargissaient, le Seigneur a continué à frapper à ma porte de diverses manières, mais la porte rétrécissait…

Jusqu’à ce moment où, en me rendant à l’école, j’ai saisi clairement et profondément à l’intérieur de moi que Dieu était présent, qu’il était proche, qu’il avait pris soin et prenait encore soin de moi dans les moindres détails. C’était comme une lumière qui s’allumait dans ma vie. La paix est entrée à nouveau dans mon coeur, avec une profonde joie : celle d’être aimé en vérité! Lors d’une retraite de consécration à Marie, j’ai reçu une parole de l’Évangile qui a été porteuse de vie en moi : “Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante en vie éternelle.” (Jn 4, 14) J’ai compris que le contraire de la soif n’était pas de se désaltérer, mais de devenir une source jaillissante. Toutes mes soifs intérieures ne se calmeraient pas tant que je ne donnerai pas ce que j’avais reçu.

Alors, la musique et la beauté n’étaient plus quelque chose pour me satisfaire et qui m’étouffaient à cause du perfectionnisme. À ce moment-là, la paix a pu trouver un nouveau canal pour irriguer ma vie. C’était le sceau que Jésus désirait poser sur mon coeur, la Bonne Nouvelle qu’il désirait que je partage par ma vie. “Combien de chemins y a-t-il pour aller vers Dieu ?” demanda-t-on un jour au futur pape Benoît XVI. Il répondit spontanément : “Probablement autant qu’il y a d’êtres humains.” Dans ma vie, Dieu s’est laissé rencontrer de diverses manières et m’a laissé venir à lui par une grande quantité de routes intérieures. Mais sa carte de visite a toujours été la même depuis ce voyage de mes parents : la paix, une paix qui n’est pas tant une absence de trouble, qu’un débordement intérieur!


Dricyl Angama-Latchimy
24 ans, originaire de l’Île de La Réunion
En mission en Belgique

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